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L’essentiel à propos de l’énergie nucléaire !


La supposée indispensabilité du nucléaire est un mensonge : en raison des nombreux incidents liés à des centrales vétustes depuis 2012, la part de la production des réacteurs belges dans l’électricité consommée a fortement baissé (- de 30% en 2015 !). La fermeture des cinq plus vieux réacteurs est tout à fait réaliste et n’entraînerait pas de risque de black-out. Ensuite, la sortie du nucléaire ne dépend en réalité que d’une décision politique.

Le nucléaire ne sauvera pas le climat : la filière nucléaire comporte de nombreuses étapes qui demandent beaucoup d’énergie d’origine fossile et donc émettent des gaz à effet de serre (extraction et traitement du minerai, enrichissement de l’uranium, construction et démantèlement des centrales, conditionnement et stockage des déchets…). Les tonnes de fluor et de chlore utilisés pour l’enrichissement de l’uranium ne sont pas prises en compte dans les évaluations parce que les données ne sont pas disponibles. La vétusté des centrales et la difficulté croissante de l’extraction d’uranium vont à l’avenir augmenter l’empreinte écologique des centrales. Quant à la gestion des déchets radioactifs, il n’existe actuellement aucune solution à part les léguer aux générations futures, avec un impact environnemental imprévisible. Donc, non seulement le bilan carbone des centrales nucléaires est mauvais, mais il s’aggravera avec le temps et il comporte des inconnues qui pourraient l’alourdir dramatiquement. 

Persévérer dans le nucléaire coûtera cher aux citoyens : la plupart des centrales sont vétustes, les prolonger nécessite des investissements importants et elles ne pourront de toute façon pas l’être éternellement. 

La Belgique n’est pas à l’abri d’une catastrophe nucléaire : la probabilité d’un accident grave augmente avec l’âge des réacteurs. Un tel accident toucherait toute la Belgique et les pays voisins, causerait la mort de dizaines de milliers de personnes, la maladie chez des centaines de milliers d’autres, compromettrait définitivement l’avenir de nos enfants et même le génome humain. Prendre ce risque est irresponsable.

Preuve en est qu’aucune assurance n’accepte de couvrir le risque financier engendré par l’industrie nucléaire. Il n’y aurait tout simplement pas d’énergie nucléaire en Belgique sans la Convention de Paris signée en 1960 par les dirigeants de 16 pays européens qui se sont entendus pour limiter la responsabilité civile de l’exploitant en cas d’accident. 
Les sources de ce qui est écrit ici sont disponibles sur le site de Fin du Nucléaire asbl